Guillain

Exposition « Guillain au Maroc » du 3 octobre au 8 novembre 2020. Vernissage en présence de l’artiste samedi 3 octobre à partir de 18h.

Né en 1931 à Comines (France), Edmond Guillain s’intéresse très tôt à la peinture. Il peint sa première toile à l’âge de treize ans : « Peupliers au bord de l’Helpe » dans l’Avesnois de son enfance. C’est à l’Académie des Beaux-Arts St Luc de Tournai qu’il fait ses études artistiques, il devient l’élève de Speybrouck, expressionniste flamand. Sa peinture restera influencée par l’école de la Lys et ses maîtres que furent Permeke et De Smet.
Attaché aux paysages du Nord, à la subtilité de sa lumière, Guillain trouve au cours de ses voyages une palette plus riche en couleurs…. Venise, la Toscane, les marchés colorés du Vietnam, en Inde, les Saris chatoyants, l’éclatante lumière de la Grèce, du Maroc, de l’Espagne, St Pétersbourg et plus récemment l’Amérique centrale.
Ces découvertes ont nourri une peinture à la fois figurative et informelle, mais pourtant construite et volontaire.

En 1954, Guillain est appelé sous les drapeaux. Après six mois passés à l’école militaire de Cherchell en Algérie il est affecté au 2° R T M basé à Marrakech et Essaouira.
Le jeune peintre du Nord habitué aux paysages des Flandres découvre une toute autre atmosphère un ciel d’un bleu profond contrastant avec les terres de Sienne des reliefs de l’Atlas et les ocres des murailles en pisé. Les loisirs que lui laissent la vie militaire le conduisent le carnet de croquis à la main dans les vallées somptueuses de l’ Ourika, du Tizi- n-Test et du Tizi-Tichka . Il exécute quelques toiles qu’il expose au salon d’hiver du Maroc fin 1955. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de J. Majorelle considéré comme l’un des plus grands peintres de l’école Orientaliste du 20° siècle.
A l’instar de ses aînés prestigieux : Matisse, Camoin, Marquet . il retourne régulièrement au Maroc. Au départ de Ouarzazate il explore les vallées du Draa et du Dadès et dépeint avec précision les ksars accrochés fièrement aux flancs arides de l’Atlas. Essaouira la blanche et sa flottille de pêche enserrée dans les remparts du 18° siècle le ramène à l’un de ses motifs favoris : la marine

Jusqu’en 1979, il participe à de nombreux Salons, tant en France qu’à l’étranger. Depuis cette date, il se consacre exclusivement à la peinture.

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